bornimétrie
Accueil du site > 06- REFERENCES > PARUTION TAL 2014

PARUTION TAL 2014

dimanche 26 octobre 2014

Paul FACQ

"La méthode du cavet : restitution du diamètre initial des bornes antiques érodées", Travaux d’Archéologie Limousine, TAL 34 (Octobre 2014), p. 67–77.

Cette étude améliore la méthode d’estimation du diamètre originel d’une borne routière antique érodée naturellement par les intempéries et par la colonisation végétale de sa surface. Se trouve en particulier surmonté l’obstacle présenté par les inhomogénéités du matériau, ainsi que celles dues conjointement à l’inégale répartition de l’impact des intempéries et à l’implantation évolutive des colonies de mousses et de lichens sur la roche.

En conséquence, le diamètre moyen périmétrique initial de la borne routière gallo-romaine de La Bussière-Étable (c. de 87290 Châteauponsac), précédemment donné sous la forme d’une valeur seuil (D > 0,53 m), peut maintenant être proposé avec la valeur moyenne probable D = 0,58 m. Cette valeur initiale correspond à deux fois le pied romain impérial (pes monetalis). C’est, à très peu près, le diamètre moyen périmétrique actuel des deux bornes routières romaines de référence du territoire des Lémovices, retrouvées épigraphes, donc très peu érodées : les bornes de 23250 Sardent et de 23150 Moutier-d’Ahun, en Creuse, dédiées toutes les deux à l’empereur Gordien III (238-244). D’autres caractéristiques communes montrent que ces deux bornes sont vraisemblablement contemporaines (IIIe siècle) de la borne de La Bussière-Étable. Compte tenu du diamètre moyen périmétrique actuel de cette dernière (0,47 m), il est possible d’en déduire la diminution de son diamètre provoquée par l’érosion naturelle, 11 centimètres ! Pour la première fois à notre connaissance, une estimation chiffrée de la vitesse moyenne d’érosion du granite limousin utilisé pour la réalisation de cette borne peut être avancée : au moins 3 millimètres par siècle.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0